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Sauternes Grand Cru Classé

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LE TERROIR

L'appellation Sauternes regroupe cinq communes, ( Barsac, Preignac, Fargues, Bommes et Sauternes) toutes situées sur la rive gauche de la Garonne, à quarante kilomètres de Bordeaux, sur un plateau incliné vers l'Est qui a pour substrat des calcaires à huîtres, des marnes ou des sables argileux, tous d'âge tertiaire. A l'époque des grandes glaciations quaternaires, ce substrat a été recouvert par d'énormes nappes de graves apportées par la Garonne, ou plutôt les Garonnes, puisque le fleuve a successivement occupé plusieurs lits, d'Ouest en Est.

Des données scientifiques autorisent à penser que la Garonne se décomposait en chenaux plus ou moins parallèles, souvent dotés de méandres, d'où la constitution de gigantesques terrasses fluviales sur les berges rectilignes et de dépôts sur les rives concaves ou au fond des eaux.

A la faveur d'un réchauffement du climat, les glaciers fondaient, le niveau de l'océan s'élevait, les courants devenaient lents et les alluvions se déposaient. Avec une nouvelle phase glaciaire, le niveau de l'océan s'abaissait, les courants devenaient plus rapides et creusaient à nouveau leur lit dans les dépôts précédents. Ainsi s'explique l'étagement des terrasses et leur complexité géologique. Les plus hautes et les plus anciennes sont à l'Ouest, les plus basses à l'Est.

Empilées sur plusieurs mètres, les graves sauternaises correspondent aux moraines arrachées aux Pyrénées et au Massif Central par la Garonne et ses affluents. Ces graves sont des cailloux ovoïdes de dimensions variables de un à plusieurs centimètres, mêlés à une matrice calcaire ou argileuse, le plus souvent sableuse.

On reconnaît les quartz blancs ou roses, les lydiennes noires et les grés verdâtres issus de la montagne pyrénéenne, les poudingues de l'Albigeois et même les basaltes et les bombes volcaniques de la Montagne Noire.

L'érosion a transformé ces graves en croupes minérales de faible relief, entre quinze et soixante mètres d'altitude, qui typent le paysage. Bien drainées par le Ciron elles donnent des sols à teinte blanche dominante qui captent parfaitement le rayonnement solaire. Les risques de gel diminuent grâce à la restitution nocturne de la chaleur accumulée.

Les racines des ceps traversent ces sols pour quêter l'eau et les sels nutritifs en profondeur, parfois à plus de dix mètres, au contact des premières couches poreuses ou imperméables. Elles trouvent là un milieu stable qui échappe aux excès de pluie, à la sécheresse d'un été parfois torride et même aux variations de fumure.